last revised:
2011, July 12
 
 
 
"Quand même... la quatrième généra-
tion, ça serait bien."
 
 
 
 
"L'idée de la 'vraie' brasserie existe depuis toujours."
 
 
 
 
"Nous sommes des routards. On part avec le sac à dos."
 
 

Bars et cafés : Jean-Philippe Perez

Cela fait quinze ans, maintenant, que Jean-Philippe Perez a décidé de s'investir dans le bar de son grand-père et de son père qui, d'ailleurs, y travaille toujours de temps en temps. "Je n'y ai pas été
  •  
Montpellier, Café Joseph
  •  
obligé", assure-t-il. "On m'a laissé le choix. À mon père aussi, on a laissé le choix." Et ses enfants ? Lui succéderaient-ils dans la gestion de la Brasserie Le Dôme ? "Je ne sais pas, peut-être. De toute manière, ils feront ce qu'ils veulent." Jean-Philippe réfléchit un moment pour, ensuite, ajouter avec un petit sourire : "Quand même... la quatrième génération, ça serait bien."
  •  
Toutefois, bien que le Dôme soit dans les mains de la même famille depuis maintenant 71 ans, une partie de son esprit a changé avec chaque génération. "Dans notre famille, chacun avait son caractère," analyse le propriétaire actuel de la Brasserie Le Dôme à Montpellier. "On ne se ressemblait pas de père en fils. Seule l'idée de la 'vraie' brasserie existe depuis toujours."
  •  
Ainsi, la Brasserie Le Dôme reste "vivante". Elle change, elle se développe tous les jours, et il n'y a pas de saison où les clients ne peuvent découvrir d'autres personnages et d'autres manifestations. "Le Dôme, ce n'est pas seulement un gagne pain", souligne Jean-Philippe Perez. "C'est tout un monde."
  •  
Bien que, aujourd'hui, Jean-Philippe parle du Dôme à Montpellier avec beaucoup d'amour et d'engagement, il n'a pas pris à la légère la décision de s'en occuper. Pendant des années, il a travaillé dans la restauration d'Angleterre, de la Floride, du Mexique : "J'adore voyager, et voyager en travaillant m'a permis de gagner des sous." À 22 ans, il avait des jobs comme serveur aux USA et faisait la fête : "J'ai été insouciant, festif, et je gagnais bien ma vie." En même temps, il faisait sa licence en science économique. Mais "je n'étais pas trop impressionné par les études."
  •  
Pourquoi, finalement, a-t-il regagné l'Europe ? - "Il y avait des choses qui manquaient. La culture, surtout. La Floride, par exemple, est tellement pauvre en culture. Et puis, le manque d'ambiance m'a dérangé. Il n'y a pas des rues où les gens marchent. Tous se promènent en voiture - ça semble bête, mais..."
  •  
Mais cela ne veut pas dire que Jean-Philippe Perez aurait perdu le goût de voyager. "Dès que j'ai quelques jours, je m'échappe." Il n'y a pratiquement pas
 
 

Brasserie Le Dôme, Montpellier

Jean-Philippe Perez : page 1
Jean-Philippe Perez : page 2
  •  
de vacances ou de week-end prolongé où il ne part pas à la découverte du monde avec sa femme et ses enfants, Emily et Niko, dix et cinq ans et parfaitement bilingues. "Je parle français avec eux et ma femme allemand. Les enfants ne se trompent jamais. Ils peuvent distinguer entre les deux langues sans problèmes."
  •  
Jean-Philippe Perez, Montpellier
  •  
Toutefois, le voyage de luxe ne les tente pas : "Nous sommes des routards. On part avec le sac à dos, on ne réserve jamais rien. Cette forme de voyage permet de s'adapter au rythme des enfants." Ainsi, la famille a découvert l'Indonésie pendant un mois et traversé le Maroc et la Turquie. "Cela plaît aux enfants. Ils aiment bien marcher et sont habitués aux randonnées."
  •  
 Jean-Philippe Perez, Brasserie Le Dôme
  •  
Les jours de Noël, ils les passent toujours à Munich, la ville d'origine de sa femme. "C'est une ville très riche. Elle donne l'impression d'être paisible, tout marche très bien, les gens sont tranquilles et respectueux des règles." Et puis, il y a Barcelone : "Ah, Barcelone, c'est une ville hypervivante. Il y a toujours quelque chose à voir. La ville ressemble beaucoup à Montpellier - les jeunes, la culture..."
  •  
Jean-Philippe Perez adore Munich, connaît la vie à Floride, au Mexique, en Angleterre, et il s'extasie lorsqu'on parle de Barcelone... S'il avait le choix, où voudrait-il vivre ? - Jean-Philippe réfléchit, puis il sourit : "Vivre à Munich ? Non. À Barcelone ? Je ne crois pas. Je suis très bien à Montpellier. C'est une ville jeune et dynamique, je m'y sens bien."
  •  
Vraiment ? N'y a-t-il pas un petit rêve ? "Qui sait... On jour, peut-être, je vivrais à Soler. Montpellier à part, c'est le seul endroit où je me sens chez moi." Puis il ajoute : "Ce village majorquin fait partie de moi. C'est là où sont mes racines." - Les racines de Jean-Philippe Perez et, avec lui, celles de la Brasserie Le Dôme."
 
 
Cliquez ici pour lire le début du portrait de Jean-Philippe Perez, Brasserie Le Dôme