Bars et cafés : Jean-Philippe Perez
Cela fait quinze ans, maintenant, que Jean-Philippe Perez a décidé de s'investir dans le bar de son grand-père et de son père qui, d'ailleurs, y travaille toujours de temps en temps. "Je n'y ai pas été

obligé", assure-t-il. "On m'a laissé le choix. À mon père aussi, on a laissé le choix." Et ses enfants ? Lui succéderaient-ils dans la gestion de la Brasserie Le Dôme ? "Je ne sais pas, peut-être. De toute manière, ils feront ce qu'ils veulent." Jean-Philippe réfléchit un moment pour, ensuite, ajouter avec un petit sourire : "Quand même... la quatrième génération, ça serait bien."
Toutefois, bien que le Dôme soit dans les mains de la même famille depuis maintenant 71 ans, une partie de son esprit a changé avec chaque génération. "Dans notre famille, chacun avait son caractère," analyse le propriétaire actuel de la Brasserie Le Dôme à Montpellier. "On ne se ressemblait pas de père en fils. Seule l'idée de la 'vraie' brasserie existe depuis toujours."
Ainsi, la Brasserie Le Dôme reste "vivante". Elle change, elle se développe tous les jours, et il n'y a pas de saison où les clients ne peuvent découvrir d'autres personnages et d'autres manifestations. "Le Dôme, ce n'est pas seulement un gagne pain", souligne Jean-Philippe Perez. "C'est tout un monde."
Bien que, aujourd'hui, Jean-Philippe parle du Dôme à Montpellier avec beaucoup d'amour et d'engagement, il n'a pas pris à la légère la décision de s'en occuper. Pendant des années, il a travaillé dans la restauration d'Angleterre, de la Floride, du Mexique : "J'adore voyager, et voyager en travaillant m'a permis de gagner des sous." À 22 ans, il avait des jobs comme serveur aux USA et faisait la fête : "J'ai été insouciant, festif, et je gagnais bien ma vie." En même temps, il faisait sa licence en science économique. Mais "je n'étais pas trop impressionné par les études."
Pourquoi, finalement, a-t-il regagné l'Europe ? - "Il y avait des choses qui manquaient. La culture, surtout. La Floride, par exemple, est tellement pauvre en culture. Et puis, le manque d'ambiance m'a dérangé. Il n'y a pas des rues où les gens marchent. Tous se promènent en voiture - ça semble bête, mais..."
Mais cela ne veut pas dire que Jean-Philippe Perez aurait perdu le goût de voyager. "Dès que j'ai quelques jours, je m'échappe." Il n'y a pratiquement pas