Cafés et bars : Jean-René Privat
Tout commence par le sport. Dans sa jeunesse, Jean-René Privat pratique le judo, la natation, le vélo, le ski, la course... Bien que ces sports soient individuels, il sait déjà organiser un monde autour des équipes : "J'ai créé une ambiance qui nous permettait de sublimer la dimension humaine, c'est-à-dire quelque chose qui se situait au-delà de la valeur sportive".

Dans les années quatre-vingt, il se fait repérer par un patron d'établissements nocturnes et de bars sur la Côte d'Azur. Celui-ci lui donne les moyens "d'optimiser" ses compétences auxquelles s'ajoute un important
feeling personnel. Dans ce monde-là, Jean-René accumule les expériences : Paris, stations de ski, etc. Il part même travailler au Mexique ! Finalement, cela lui permet de faire des rencontres importantes : "J'ai chopé des idées à droite et à gauche, j'ai appris à faire l'adéquation entre mon être, ma personnalité et mes compétences avec tout ce que m'ont apporté les gens."
C'est ainsi que, riche de tous ces enseignements, Jean-René Privat arrive Place Jean Jaurès à Montpellier. Le Café Joseph n'existe pas encore sous sa forme actuelle, il s'appelle Le Café Leffe, - grande bière d'abbaye - et c'est son beau-père Joseph Batakian qui en est le responsable. Il l'a créé en 1989. L'établissement allie brasserie et restauration. Là, Jean-René prend ses marques et fait siennes les valeurs de son beau-père - engagement total et professionnalisme. Bientôt, une évidence apparaît : "Le concept Leffe était vieillissant et restrictif" convient-il. En effet, si Jean-René Privat met en avant le service au sens noble du terme, il veut lui ajouter ce qu'il nomme "les autours..."
C'est ainsi qu'en 1998, naît le Café Joseph. Au fait, pourquoi le Café Joseph ? "C'est tout simplement le prénom de mon beau-père", répond Jean-René. "J'ai voulu que le Café Joseph soit un carrefour de gens connus et inconnus, cela permet d'avoir une variété et une mixité de clientèle et de préserver la dimension humaine."