Bien-être : Vanessa Fall-Caillol
"Qui suis-je ?" Vanessa Fall-Caillol sourit. "Une jeune femme d'une trentaine d'années qui réalise de nouveaux projets." - Et ces "nouveaux projets", c'est le bien-être. Car ce qui plaît vraiment à Vanessa Fall-Caillol, c'est donner le bien-être aux gens autour d'elle.

Au fond, le bien-être l'a toujours intéressée. "Mais dans la vie, il y a des chemins qui sont longs avant d'arriver où on veut", philosophe-t-elle. Ainsi, il lui fallait des années de travail dans une profession qui ne lui correspondait pas avant qu'elle ait le courage de choisir sa véritable destination. Peut-être avait-elle besoin de comprendre que, tout simplement, elle "préfère le monde du bien-être à celui du stress."
"L'envie de faire du bien-être le centre de ma vie vient peut-être de mes origines", réfléchit Vanessa Fall-Caillol. - Tout a commencé dans les Bouches-du-Rhône. Ou, plutôt, au Sénégal, où elle est née, mais où elle n'est restée que deux ans. Son enfance et son adolescence, elle les a passées chez ses grands-parents. " Ma grand-mère s'est toujours très bien occupée de moi. Elle m'a appris que, dans les pays d'Afrique, le contact entre les gens est une chose très importante qui fait partie de la vie."
Avoir du contact, explique Vanessa Fall-Caillol à la
revue online de la Vie de Montpellier, ceci n'implique pas seulement l'idée d'être proche l'un de l'autre, mais aussi le contact physique. "Ma grand-mère m'a souvent massé pour me faire plaisir. Aujourd'hui, c'est moi qui la prends dans les bras, et on se tient par la main. Je me prends le temps de la coiffer et de lui faire les ongles, ça lui plaît. Il y a des gens qui se sentiraient peut-être gênés par une telle proximité, mais j'étais élevée comme ça."
Et elle ajoute : "L'art du toucher s'applique dès la naissance. En effet, le massage des bébés fait partie intégrante de la culture africaine. - C'est peu et beaucoup à la fois." - Cependant, après son bac, elle n'avait pas encore l'idée de faire une profession de ce bien-être qu'elle a appris de sa grand-mère. C'était plutôt les arts plastiques qui la tentaient. Avec l'aide de ses grands-parents, elle a passé la première année du
DEUG, mais ensuite, elle a pris la décision que chaque jeune femme ou homme doit prendre plus tôt ou tard : elle voulait être autonome, libre.
Être libre, cela signifiait aussi se prendre en charge. Faute de moyens - et consciente de ce qu'elle avait besoin d'une profession qui lui permettrait de gagner sa vie - elle laissait tomber ses études d'art et entamait un
BTS de gestion. En même temps, elle trouvait un travail dans la restauration rapide, où elle était embauchée vingt heures par semaine comme "équipière polyvalente". "J'étais contente d'être autonome, mais j'étais aussi sous une sacre pression : payer mon loyer, travailler chaque week-end...". Toutefois, il y avait une bonne ambiance et, "avec le recul, je dois dire que j'étais bien. Il faut avoir envie de bosser, c'est clair, mais si on fait ce qu'il faut faire, y a aucun souci."