Aminata Gregory : Life coach
pour, d'abord, travailler à la réception et, plus tard, s'intégrer dans le management. "Six mois par-ci, un an par-là, c'était le genre de vie qui me convenait. - Quand j'avais quarante ans, j'avais déjà déménagé quarante fois."

Ainsi, Aminata Gregory, née en Hollande, vécut en France, Suisse, Norvège, Angleterre,... Peu importe le coin du monde, la future coach ne se considéra jamais comme "touriste". "J'ai toujours préféré habiter chez et avec les gens du pays. Et je suis restée assez longtemps pour m'imprégner de la culture." Il y a une phrase qui, pendant ses voyages en Afrique, la toucha beaucoup : "La couleur de notre peau est différente, mais la couleur de notre sang est la même."
Pour un moment, la coach de vie se tait, submergée par les souvenirs. Ensuite, elle répète : "Oui, aussi différents que nous soyons, nous sommes tous pareils."
Finalement, après dix ans de voyages, Aminata Gregory décida de changer de vie. "Quand je sais faire quelque chose, j'y reste fidèle quelques temps. Jusqu'au moment où je sens qu'il est temps d'apprendre autre chose." Pour la
life coach, vivre est synonyme d'apprendre "et spécifiquement apprendre de mes expériences."

La phase suivante reflète à une vie plus posée. Aminata se maria et, pendant dix ans, elle vivait dans son pays d'origine, la Hollande, et se consacrait presque exclusivement à l'éducation de ses deux enfants. Mais, fidèle à son caractère, la future coach de vie familiale et professionnelle avait toujours besoin d'un maximum d'expériences. Ainsi, elle se lança dans la vie associative. Et ce fut ici qu'elle découvrit le plaisir de travailler sur le plan social.
Lorsque ses enfants furent plus grands, elle fit du plaisir son travail : le ministère l'employa dans la gestion des ressources humaines. "Je suis une bonne organisatrice, ça fait partie de moi." Mais ce fut surtout le côté humain qui la fascina : "Pendant mon travail pour le ministère, je me suis considérée comme un trait d'union. D'un côté, il y avait l'institution, et de l'autre côté, j'étais confrontée avec les gens qui travaillaient dans les projets. Moi j'étais le lien entre les humains, la technique et l'institution : j'ai 'traduit' les besoins techniques aux gens pour, ensuite, 'traduire' leur réponse dans un langage formel, technique."