last revised:
2011, July 12
 
 
 
"Il est presque impos-
sible de se fâcher avec un Anglais."
 
 
 
"En cas d'urgence, une tasse de thé."
 
 
 
 
"En vérité, les Anglais sont très chaleureux et très fidèles en amitié."
 
 
 
 
"On ne choisit pas toujours ses amis, mais on choisit de les garder."
 
 

Culture : Benoît Ivernel

Il a deux passions : l'anglais et le cinéma. De l'un, il a fait sa profession - enfin, presque plus passion que profession -, du deuxième une association.
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Benoît Ivernel, Montpellier
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Avec quelle passion veut-il commencer ? Benoît Ivernel sourit. Comment parler de l'un sans penser à l'autre ? - Déjà quand il va au cinéma, il donne la priorité aux films anglais, évidemment en version originale.
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Pour partager son amour des bons films avec d'autres Montpelliérains, il a créé une association, TicketOui, où les cinéphiles peuvent se rencontrer, échanger leurs avis sur des films récents, faire la connaissance des pros du monde du cinéma, écouter et discuter avec des intervenants sur des sujets passionnants et, bien sûr, sortir au cinéma ensemble ou, pourquoi pas, réaliser des projets de création artistique. Car qui n'aurait pas envie de trouver des gens avec qui partager une passion si captivante ?
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Benoît Ivernel, Montpelliérain
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Qui serait étonné d'apprendre qu'un des sujets préférés dont Benoît Ivernel parle à ces amis de TicketOui, c'est - évidemment - l'humour britannique ?
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Il y avait une époque, où vivre en Angleterre était son plus grand rêve. Or - "Si on vit à l'étranger, on a beaucoup d'attentes que, parfois, on n'arrive pas à combler. On se fait un film qui base plutôt sur des rêves que sur la réalité." Mais cela ne l'a pas empêché de tomber amoureux de la culture anglaise. Pendant son séjour en Angleterre, Benoît Ivernel avait l'impression d'être confronté avec une autre mentalité, un autre état d'esprit : "Déjà, les Anglais sont plus diplomates que nous." Il hésite, plus pousse un petit rire : "Il est presque impossible de se fâcher avec un Anglais. Ce qui ne veut pas dire qu'ils seraient hypocrites : ils savent plutôt où s'arrêter dans une conversation et où trouver des points communs."
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Un jour, un copain anglais lui aurait répété la phrase préférée de sa mère : "En cas d'urgence, prends une tasse de thé." D'après Benoît Ivernel, cette idée serait très "typique" des Anglais : "Très souvent, ils se prennent plus de temps pour réfléchir et décompresser que nous." Le préjugé selon lequel les Anglais seraient "froids" ne serait donc pas vrai ? "En vérité, les Anglais sont très chaleureux et très fidèles en amitié."
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Et la fameuse nourriture anglaise ? "J'ai très bien mangé en Angleterre, bien qu'il y manque un peu la variété dont nous avons l'habitude en France." Mais, d'un autre côté, les Anglais auraient plus d'imagination en cuisine. "Pendant que j'étais là-bas, ils se sont vraiment surpassés au niveau culinaire." Bien manger est devenu important en Angleterre - aussi important qu'en France.
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"Ils ont commencé à programmer des émissions culinaires aux heures de pointe. Et les livres de cuisine se vendent comme des petits pains."
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Pourquoi Benoît Ivernel n'est-il alors pas resté en Angleterre ? - "Malgré tout, la
 
 

Benoît Ivernel : French Help Service

Benoît Ivernel : version française
Benoît Ivernel : version anglaise
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nourriture français m'a manqué." Bien sûr, il avait des amis auxquels, aujourd'hui, il rend toujours visite. Mais "je me suis senti étranger quand même. La France me manquait."
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La France et, aussi, le soleil. C'est pourquoi, à son retour de l'Angleterre, l'Orléanais de naissance a choisi le Sud de la France : d'abord Nîmes qu'il connaissait déjà de maintes visites des festivals de théâtre et musique, plus tard Montpellier. Ici, il se sentait bien dès le premier jour. "Montpellier est une ville intéressante, vivante, avec un haut niveau culturel." La grande ville qui garde une "dimension humaine au bout de la main"... où on peut "faire" quelque chose.
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Benoît Ivernel, Montpellier
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Fini alors le rêve anglais ? Certainement pas. Une de ses premières promenades à Montpellier l'ont amené à la librairie anglaise au centre ville. En même temps, il a repris ses études de l'anglais et, finalement, il a passé le Cambridge Certificat. Et il se faisait des amis dans des restaurants anglais... Mais la rencontre la plus importante était celle avec Wendy Johnson.
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Wendy a fait le "contraire" de Benoît : née en Angleterre, elle a décidé de vivre en France. Et elle est restée. Mais elle se souvient encore très bien des galères du début : trouver un dentiste, discuter avec les artisans, se débrouiller avec l'administration... tous ces problèmes qu'on rencontre dans un pays dont on ne connaît pas le "fonctionnement". À cette époque, elle aurait tout donné pour trouver des gens prêts à l'aider dans ses démarches...
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...et elle s'est dit qu'elle ne serait certainement pas la seule. Lorsqu'elle a rencontré Benoît Ivernel, elle s'est vite rendu compte qu'ils se complétaient : elle avait vécu les problèmes avec lesquels un "nouveau Français" est confronté, lui avait fait des expériences similaires en Angleterre. Elle a commencé à découvrir la mentalité française, lui était familier avec celle des Anglais.
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Bref - tous les deux avaient envie de faciliter la vie des Anglophones qui, comme Wendy, avaient décidé de vivre en France. Ils avaient l'idée de les aider à se débrouiller au quotidien, mais aussi à leur donner accès à la culture française : le French Help Service, le service d'aide amical, était né.
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Depuis ce jour, Benoît et Wendy sont là lorsque la vie quotidienne semble difficile aux Anglophones installés à Montpellier : ils règlent les questions administratives, ils aident à trouver un médecin et à communiquer avec lui, ils cherchent des artisans, ils accompagnent leurs clients à la découverte de leur nouvelle patrie et, même déjà avant l'installation, ils aident à chercher la maison de rêve...
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Bien qu'il vive sous le soleil de la Méditerranée, dans la ville où il se sent bien, Benoît Ivernel n'a pas eu besoin de renoncer à son rêve anglais. Sa passion est loin d'être devenue un "job". Lorsqu'il ne travaille pas, il lit beaucoup - évidemment des livres en anglais -, écoute la radio BBC, et il s'occupe d'un club de livres anglais où les membres choisissent un livre pour, après lecture, en discuter.
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Quels sont les facteurs les plus importants dans la vie de Benoît Ivernel ? "L'amour et l'amitié", répond-il spontanément à la question de la Revue online de la Vie de Montpellier. "On ne choisit pas toujours ses amis, mais on choisit de les garder." Qu'est le bonheur ? "Un week-end avec des amis." Et les livres. Et le cinéma. Et, bien sûr, parler cinéma avec des amis...
 
 
Benoît Ivernel est sponsor du portrait de Jean-François Gros, écrivain à Montpellier, dans la Revue online des Gens de Montpellier.
 
 
Cliquez ici pour lire la version anglaise
du portrait de
Benoît Ivernel