last revised:
2011, July 12
 
 
 
"En réseaux, on peut réussir quelque chose de bien."
 
 
 
 
"Avant de distribuer les tâches, il est nécessaire de les comprendre."
 
 
 
 
"On pouvait compter sur notre entreprise."
 
 

Entrepreneuriat : Martine Viguier

Martine Viguier sourit. "Quand on se met en réseaux, on est capable de réussir quelque chose de bien", dit-elle, et ses yeux brillent comme à chaque fois qu'elle parle de son travail avec les créatrices d'entreprises à Montpellier, Lodève et Nîmes. Et elle ajoute : "Si on le veut, on peut beaucoup."
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Entrepreunariat féminin
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D'elle-même, Martine Viguier dit qu'elle est une femme libre. La liberté, pour Martine, inclut le droit d'être seule si besoin, de rester chez elle, à la campagne, et de profiter de la beauté de la nature, de voir ses amis, de bouger quand elle veut et, aussi, de travailler au moment qu'elle juge opportun, peu importe l'heure ou le jour de la semaine - ou, même, de ne pas travailler. "C'est un point qui va avec la liberté : je ne culpabilise plus quand je ne fais rien..."
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Il est vrai que Martine aime parfois faire la fête avec ses amis ou, tout simplement, travailler dans son jardin, rêver et regarder le ciel et les arbres. Souvent, ses rêves se transforment en méditation sur un de ses projets, la méditation devient brain storming, elle trouve de nouvelles idées et, de nouveau, elle est en plein travail professionnel. "J'aime mon travail", dit-elle et ceux qui l'ont vue en action savent qu'elle dit la vérité.
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Gamine, elle avait envie de devenir "instit dans les pays sous-développés". Finalement, elle passa un diplôme d'état d'éducatrice spécialisée et un autre en psychopédagogie. Elle se consacra aux jeunes en grandes difficultés - difficultés sociales, victimes de rejet ou d'alcoolisme, enfants battus, délinquants et malades mentaux. Au début, elle travailla dans un centre de rééducation, avec des ados délinquants. "J'étais trop jeune pour qu'ils puissent me considérer comme une 'Maman relais', mais ils m'ont acceptée comme grande soeur."
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À cette époque, Martine Viguier vivait encore dans le Tarn. Elle réfléchit : "Si je calcule, je constate que j'ai vécu dans le Tarn exactement la moitié de ma vie. L'autre moitié, je l'ai passée dans le Sud de la France, à Montpellier."
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Après ses études à Toulouse, Martine décida de déménager à Montpellier par choix personnel. Elle avait envie de travailler sur le terrain, de partager avec
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Martine Viguier : Entrepreneuriat féminin

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des êtres humains : "Ce qui m'a plu dans mon métier, c'est l'aspect pédagogique."
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Expériences et diplômes en poche, Martine Viguier vient alors s'installer à Montpellier et y cherche un poste à responsabilité en pédagogie. Mais il fallait attendre. "C'est ma plus grande compétence", dit-elle avec un sourire coquin. "Je suis trop impatiente !" Ainsi, elle se découvrit un talent pour la vente : "Vendre comporte aussi un côté essentiellement humain."
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Toutefois, malgré son succès auprès des clients, elle n'utilisait pas les "méthodes ou procédures attendues". "J'étais trop désobéissante", explique-t-elle. Ainsi, plusieurs patrons lui suggérèrent, puisqu'elle ne voulait en faire "qu'à sa tête", de créer sa propre entreprise.
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"Finalement, j'ai trouvé l'idée bonne." Ainsi, en 1986, Martine fonda sa première entreprise.
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Création entreprise
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Cette société, qu'elle créa en collaboration avec un ami d'enfance, lui permit d'apprendre un métier tout nouveau pour elle : les arts graphiques et la communication. Sa société travaillait pour la presse, concevait des logos, prenait des commandes de photogravures, préparait de belles éditions de livres... "J'avais besoin d'apprendre chaque étape, à toute vitesse. Avant de distribuer les tâches, il est nécessaire de les comprendre."
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Cependant, comme si souvent dans sa vie, Martine Viguier considéra la qualité plus importante que la quantité. "Ce que j'ai bien réussi, c'est l'organisation de l'entreprise." La jeune société arriva à se développer par le lien clients-fournisseurs, "parfois aussi juste parce que nous respections les délais. On pouvait compter sur nous."
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La gestion financière n'était "ni son secteur, ni son moteur." Ainsi, Martine Viguier se vit obligée de fermer l'entreprise en septième année. "Arrêter avec un carnet de commandes rempli et surtout avec une équipe sympa et très pro... c'est dur."
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La prochaine étape correspond à ce que Martine Viguier, toujours souriante, appelle le "trou" dans son Curriculum Vitae : neuf mois plus trois mois d'allaitement. Elle avait rencontré Philippe,
 
 
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