Entrepreneuriat : Martine Viguier
Martine Viguier sourit. "Quand on se met en réseaux, on est capable de réussir quelque chose de bien", dit-elle, et ses yeux brillent comme à chaque fois qu'elle parle de son travail avec les créatrices d'entreprises à Montpellier, Lodève et Nîmes. Et elle ajoute : "Si on le veut, on peut beaucoup."

D'elle-même, Martine Viguier dit qu'elle est une femme libre. La liberté, pour Martine, inclut le droit d'être seule si besoin, de rester chez elle, à la campagne, et de profiter de la beauté de la nature, de voir ses amis, de bouger quand elle veut et, aussi, de travailler au moment qu'elle juge opportun, peu importe l'heure ou le jour de la semaine - ou, même, de ne pas travailler. "C'est un point qui va avec la liberté : je ne culpabilise plus quand je ne fais rien..."
Il est vrai que Martine aime parfois faire la fête avec ses amis ou, tout simplement, travailler dans son jardin, rêver et regarder le ciel et les arbres. Souvent, ses rêves se transforment en méditation sur un de ses projets, la méditation devient
brain storming, elle trouve de nouvelles idées et, de nouveau, elle est en plein travail professionnel. "J'aime mon travail", dit-elle et ceux qui l'ont vue en action savent qu'elle dit la vérité.
Gamine, elle avait envie de devenir "instit dans les pays sous-développés". Finalement, elle passa un diplôme d'état d'éducatrice spécialisée et un autre en psychopédagogie. Elle se consacra aux jeunes en grandes difficultés - difficultés sociales, victimes de rejet ou d'alcoolisme, enfants battus, délinquants et malades mentaux. Au début, elle travailla dans un centre de rééducation, avec des ados délinquants. "J'étais trop jeune pour qu'ils puissent me considérer comme une 'Maman relais', mais ils m'ont acceptée comme grande soeur."
À cette époque, Martine Viguier vivait encore dans le Tarn. Elle réfléchit : "Si je calcule, je constate que j'ai vécu dans le Tarn exactement la moitié de ma vie. L'autre moitié, je l'ai passée dans le Sud de la France, à Montpellier."
Après ses études à Toulouse, Martine décida de déménager à Montpellier par choix personnel. Elle avait envie de travailler sur le terrain, de partager avec