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2011, July 12
 
 
 
"Avoir un bébé est compatible avec une carrière pro."
 
 
 
 
"Les créatrices d'entreprises sentent que je suis comme elles, que j'ai vécu les mêmes expériences."
 
 
 
 
"Lorsqu'on travaille en réseaux, les réussites des unes encouragent les autres."
 
 

Réseaux féminins : Martine Viguier

le "papa de Juliette", et Juliette est née. La naissance de sa fille fut le fruit d'une décision réfléchie. "J'avais 34 ans, Philippe et moi étions assez grands pour choisir consciemment d'être parents."
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Entrepreneur à Montpellier
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Martine reprit le travail, et ce fut le moment où elle apprit ce que veut dire être mère et professionnelle en même temps. "Avoir un bébé est compatible avec une carrière pro ou associative même avec des responsabilités - si on le veut." Sous réserve, bien sûr, qu'il y ait un père qui, lui aussi, soit présent. "Tout ce que j'ai fait n'a été possible que grâce à Philippe qui a toujours bien assumé son rôle de père."
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Rapidement, Martine prit l'habitude d'adapter sa vie professionnelle aux besoins de la vie de famille : elle refusait, par exemple, des rendez-vous le mercredi. "C'était essentiel pour moi de voir ma fille grandir. Je voulais être présente auprès d'elle autant que son papa."
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Toutefois, il n'était pas toujours facile pour Juliette de comprendre ce que faisait sa mère. Elle était trop jeune pour voir que Martine Viguier avait aussi d'autres responsabilités - elle voulait juste qu'elle soit là... jusqu'au jour où elle la découvrit dans la presse et l'entendit à la radio. "Là, elle a compris que je travaillais. Elle m'a mieux pardonné mes absences, et elle est devenue fière de sa maman."
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Bientôt, Martine Viguier se lança dans sa deuxième entreprise. Cette fois-ci, elle se consacra à la formation des professionnels et, parallèlement, elle travailla comme consultante. Mais, de nouveau, elle était surtout à la recherche de la qualité plutôt que de la quantité. Elle avait des "relations chouettes avec d'autres consultants, on a fait du très bon travail." Mais son objectif n'était pas de développer l'entreprise à tout prix : "Mes partenaires voulaient que l'entreprise progresse plus rapidement." Animée du désir de livrer un bon travail plutôt que de "faire de l'argent", elle préféra exercer son métier en libérale.
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Aujourd'hui, cela fait plus de onze ans que Martine Viguier travaille en libérale. Elle sourit : "Et maintenant, ça fait déjà 25 ans d'entrepreneuriat..."
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Déjà avant sa "pause grossesse", la consultante et conseillère des entrepreneurs avait déjà pris des responsabilités associatives - entre autres,
 
 

Martine Viguier : Consultante d'entreprise

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à la Jeune Chambre Économique dont, plus tard, elle fut élue présidente. Là, elle rencontra une responsable de la faculté qui, comme elle, avait compris le grand problème des étudiants face à la vie active : "Ils ont tous des difficultés à se 'vendre'", dit Martine, et elle ajoute : "Je n'aime pas cette expression, mais elle est révélatrice d'une vérité."
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Elle commença alors à dispenser quelques cours sur la réalité de la vie professionnelle, puis elle établit un programme pédagogique pour les Masters 2. Depuis ce jour, elle travaille avec les étudiants en commerce international, en sciences économiques, en fac de lettres, bref, avec les Masters 2 et aussi aux côtés des doctorants de tous domaines. Elle leur parle de thèmes comme le positionnement professionnel, l'évolution du marché, les formes juridiques, les curriculum vitae, la valorisation de leurs compétences, préférences et motivations et, surtout, le travail en réseaux...
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...un sujet qui, depuis longtemps, lui tient beaucoup à coeur. "En réseaux", proclame Martine Viguier, "on peut réussir beaucoup plus de choses. Les statistiques prouvent qu'une personne isolée a beaucoup moins de chance de parvenir à ses fins professionnelles."
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Consultante des entrepreneurs
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L'idée du réseau domine surtout son travail avec les créatrices d'entreprises pour lesquelles elle est devenue une consultante et conseillère indispensable. La "bande à Martine", comme les fidèles du C.R.E.F (Centre de Ressources de l'Entrepreneuriat Féminin) s'appellent parfois, est fascinée par les expériences que la conseillère partage avec elle. "Ces femmes sentent que je suis comme elles, que j'ai vécu les mêmes expériences. Pour moi, elles ne sont pas un 'public', mais des consoeurs."
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Ce qui prédomine le travail en réseaux est ce que Martine Viguier appelle "la valeur de l'exemple". Les réussites des unes encouragent les autres, et elles s'apportent "de véritables trésors en échanges de pratiques."
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Ce travail en "réseaux féminins" a commencé à Montpellier, il y a 15 ans, avec le Club des Créatrices. Aujourd'hui, Martine anime aussi les réunions du C.R.E.F et travaille avec le CIDFF
 
 
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