Fleurs : Philippe Martinez
Montpellier, ville culturelle, artistique... D'aucuns connaissent la réputation de notre cité. Pourtant, jusqu'en 2000, il manquait quelque chose. Lorsque Philippe Martinez ouvre son premier magasin "Autres Fleuristes", en haut de la rue Saint Guilhem, ce vide est comblé, et l'art floral prend sa place. Depuis ce jour, ce lyrisme dédié à la fleur se développe bon train.

Philippe a très tôt ressenti son attirance vers ce domaine : "Mes parents avaient une propriété à Béziers et dès mon enfance, j'étais toujours en train de traficoter dans le parc." Tout naturellement, Philippe suit cette voie. Il commence son apprentissage à Béziers. Puis, il avoue : "J'ai eu la chance en tant qu'apprenti d'être envoyé à Paris."
À Paris ? Certes... Mais pas n'importe où. Philippe poursuit sa formation dans une boutique importante située rue de la Pompe, en plein XVIème arrondissement : "C'est là où je me suis senti à l'aise pour faire ce que j'avais envie de faire !" Ainsi, Philippe découvre l'art floral et l'expérimente : "J'ai trouvé un monde où on pouvait s'exprimer..."
Il fleurit des endroits mythiques, l'élysée par exemple. Il décore des maisons de comédiens, de gens connus... Il précise devant la
Revue online de la Vie de Montpellier : "Cela m'a donné envie d'aller plus loin, mais ce n'était pas de tout repos. Si les moyens financiers sont là pour laisser toute sa place à la création, il y a la contrepartie : l'exigence des clients." Philippe Martinez se trouve face à un domaine où aucune faute n'est tolérée. Dans cet esprit-là, il a même oeuvré avec des budgets illimités, ceci n'a fait qu'accroître ses exigences envers lui-même. Il le confirme : "Il ne faut faire aucune erreur !" Par la suite, Philippe a travaillé à l'étranger. De Paris, il regagne son Midi natal pour y retrouver sa famille : "J'ai eu envie de monter ma propre affaire sur
Montpellier."
Mais Philippe Martinez est prudent, il décide de travailler au départ chez un fleuriste local pour faire connaissance avec la clientèle montpelliéraine et étudier le marché. Au fur et à mesure qu'il discute