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2010, May 10
 
 
 
"Une langue exprime la culture, et une culture est exprimée par une langue."
 
 
 
"Je me sens Montpelliéraine."
 
 
 
 
"Nous avons le soleil, la mer et la montagne à proximité
- et une culture immense à explorer."
 
 
 
 
"Montpellier est une ville où on peut vivre."
 
 

Langues : Béatrice Biard

À 23 ans, après l'école d'infirmière et un peu de travail dans une clinique, elle a compris que les soins, ce n'était pas son monde. "Je suis quelqu'un qui vit trop la souffrance des autres. Je m'implique beaucoup trop."
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Montpellier, Béatrice Biard
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C'est de cette époque que date l'idée de monter elle-même "quelque chose". Depuis toujours, elle avait honte de s'avouer ce que, en ce moment, elle a considéré comme son véritable talent : "C'est un peu par refus de mon vrai métier que j'ai fait l'école d'infirmière. En vérité, je suis très manuelle, avec des doigts de fée. Dans mon milieu d'enfance, les métiers manuels avaient mauvaise réputation." Mais le jour était venu où Béatrice Biard voulait être "elle-même".
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"Avez-vous un esprit révolutionnaire ?" - Béatrice Biard réfléchit. Elle sourit. "Plutôt…", elle hésite, "je fais plutôt ma petite révolution individuelle."
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Et puis, ce stage de tissage en Finlande s'est présenté. Les pays du nord, c'était très loin pour Béatrice, un vrai changement d'horizon. Son goût de l'aventure - partir à l'étranger - et l'envie d'apprendre enfin un métier manuel étaient donc satisfaits tous les deux en même temps. Le courage de vivre du "nouveau" ne lui a jamais manqué.
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Ensuite, tout a changé. Un stage de quelque mois s'est "transformé" en un séjour de huit ans, avec un mari finlandais avec qui elle a eu quatre enfants et un beau-père qui, au cours de conversations qui duraient des heures et des heures, lui a appris le finnois.
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C'est ici qu'est née l'idée - et l'enthousiasme - d'enseigner sa langue. "L'idée est devenue de plus en plus concrète, très concrète à la fin, et petit à petit je me suis formée dans ce sens." Béatrice Biard avait enfin trouvé sa vocation. L'enseignement lui permettait de créer sa propre entreprise - son rêve depuis toujours - et il lui faisait plaisir.
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Cela fait trois ans, maintenant, que Béatrice vit de nouveau à Montpellier, avec son plus jeune fils. Ses journées sont consacrées à Magellangue, son entreprise de rêve qu'elle a enfin pu créer : "C'était mon désir de revenir en France. Au début, j'ai beaucoup aimé la Finlande, mais après… vivre dans un pays étranger, pendant un certain nombre d'années, permet de retrouver sa propre culture. Et ma culture est à Montpellier.
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A-t-elle toujours envie de voyager, de vivre ailleurs ? - "Vivre ailleurs - je ne sais pas. S'il y a une occasion qui se présente… mais non, là, maintenant, je me suis installée à Montpellier et j'ai commencé à monter mon projet…"
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Au moment où elle s'est décidée, elle a foncé : "J'ai fait des études de langues, notamment du français pour étrangers, et j'ai passe la maîtrise fle (français langue étrangère), puisque je voulais avoir un véritable diplôme."
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Entre-temps, les langues sont devenues son véritable amour. Elle parle le finnois et l'anglais, et elle comprend l'allemand. "Une langue exprime la culture, et une culture est exprimée par une langue."
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Quel groupe cible-t-elle avec Magellangue ? - "D'abord les Européens, bien sûr, mais ensuite, pourquoi pas, le monde entier." Selon Béatrice Biard,
 
 

Béatrice Biard et les langues à Montpellier

Béatrice Biard : page 1
Béatrice Biard : page 2
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l'échange linguistique est devenu un des facteurs principaux dans la société moderne. "Les langues et les échanges linguistiques sont nés par le commerce. C'est en allant chercher des produits dans d'autres pays qu'on est amené à mettre en place ce genre d'échanges. On peut alors dire que le commerce fait toujours partie intégrante d'une langue, en tout cas lorsqu'il est international."
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Mais ces considérations très rationnelles ne sont pas les seuls mobiles de cette femme passionnée. "Les échanges entre les langues et l'histoire des langues sont fascinantes. On a toujours quelque chose à découvrir chez les autres, sur leur façon de concevoir les choses, de faire, de penser." Et : "Chaque langue a sa spécificité, sa façon de fonctionner, de penser et de voir le monde."
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Montpellier, Béatrice Biard
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Tout cela semble très logique. - Mais pourquoi à Montpellier ? Une école comme Magellangue aurait pu être installée n'importe où dans le monde… surtout par une créatrice polyglotte comme Béatrice Biard, habituée à voyager, ouverte à tout ce qui est nouveau.
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"Je me sentais toujours bien à Montpellier. Montpellier est la ville d'où je me "sens" : je me sens Montpelliéraine."
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Montpellier, Béatrice Biard
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Ensuite, il y a évidemment d'autres arguments, plus rationaux, qui parlent pour Montpellier. "La région est sympa et dynamique. Nous avons le soleil, la mer et la montagne à proximité et une culture immense à explorer. À Montpellier, on peut faire mille choses intéressantes, tous les jours de l'année. C'est une ville qui s'est ouverte aux étrangers, à tous ces gens qui peuvent nous amener des richesses culturelles."
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"Puis, Montpellier s'est énormément développée, ces dernières cinq années, à tous les niveaux. Et, ce qui compte aussi : c'est une ville étudiante avec tout le dynamisme que ce statu implique. Ce dynamisme était toujours un peu l'étiquette montpelliéraine, pratiquement depuis sa création." Elle réfléchit pour ajouter finalement : "Montpellier est une ville où on peut vivre."
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Après toutes ces années bien remplies et une vie très active dans le présent, de quoi Béatrice Biard rêve-t-elle ? - Elle rit de sa manière sympa, ouverte : "Du succès de Magellangue, bien sûr." Mais quelques secondes plus tard, elle devient sérieuse et confie à la Revue online de la Vie de Montpellier : "Je n'ai pas encore fait le tour du monde, c'est resté un rêve - sait-on jamais ? Mais pour moi, le tour du monde, ce n'est pas en 80 jours. C'est rester dans un pays pour un certains temps, faire connaissance avec les habitant et avoir un échange."
 
 
Béatrice Biard est sponsor du portrait d'Éric Brun, écrivain à Montpellier, dans la Revue online des Gens de Montpellier.
 
 
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