Langues : Béatrice Biard
Une école de langues qui a une habilitation tourisme ? Ceci est certainement rare. Mais l'école de Béatrice Biard, Magellangue, n'est pas une école comme les autres. Ici, on ne passe pas des heures devant un livre, étudiant les conjugaisons et autres verbes d'une langue qui, ainsi, reste théorique.

Chez Magellangue, l'apprentissage des langues est quelque chose de "vivant". Un étudiant qui sort de cette école n'emporte pas un lest abstrait, mais des connaissances actives, pratiques, qui lui donnent envie d'explorer la culture "de l'autre", le courage de s'exprimer et la confiance dans ses capacités de compréhension - après son passage à Magellangue, il est prêt à s'aventurer dans une vie déterminée par sa langue de choix. "Une autre langue", dit Béatrice Biard, "c'est une autre façon de penser."
Avant tout, Magellangue est une école de français en tant que langue étrangère. Mais il y a aussi bien d'autres langues qu'on peut y étudier : anglais, allemand, espagnol, finnois... même le soutien scolaire y est possible.
Toutefois, en quoi consiste cette conception qui distingue Magellangue des autres écoles de langues ? - "Je présente la ville de Montpellier à mes élèves. Ensemble, on visite la ville - par exemple la faculté de médecine.
Montpellier a été la première université de médecine en France. Elle a été construite en même temps que la Sorbonne à Paris..."
On le constate rapidement : lorsque Béatrice Biard commence à parler de Montpellier et sa région, elle ne fait pas seulement preuve d'immenses connaissances, mais aussi d'un très grand enthousiasme. "Je connais ma région, je connais son histoire, et j'ai envie de partager ses merveilles avec des gens qui viennent d'autres coins du monde."
Mais revenons à la question posée par la
Revue online de la Vie de Montpellier : un jour "typique" d'apprentissage du français chez Magellangue commence alors avec une visite à Montpellier ou dans ses environs - on regarde un musée, on se laisse séduire par un château, ou on se promène en ville ou dans un village pour profiter du soleil et admirer ses bâtiments.
Ces visites sont accompagnées par un guide professionnel ou, selon les endroits, juste par Béatrice Biard qui, dans ce cas, partage ses connaissances avec les étudiants - en français, bien sûr. Si il y a un mot, une phrase, une expression qu'on ne comprend pas, on demande... car même s'il y a un guide professionnel, Béatrice est toujours à côté de ses protégés.
Ensuite, on se met à l'aise dans le jardin d'un château, dans la cour intérieure d'un musée ou, tout simplement, dans un café sympa, et on discute de ce qu'on a vu - et, surtout, de ce qu'on a entendu. Les mystères de la langue française sont au rendez-vous, et on parle grammaire et vocabulaire sous l'influence du matin qu'on vient de vivre. Tout à coup, la grammaire prend vie, les expressions - si "loin" tant qu'elles sont enfermées dans un livre - ont tout à coup un sens : l'apprentissage est devenu "branché" à cent pour cent.
Après la visite, le déjeuner. "Le déjeuner est un moment de convivialité qui permet de discuter d'une façon informelle de ce que nous avons vu et entendu"