last revised:
2011, July 12
 
 
 
"Je présente la ville de Montpellier à mes élèves."
 
 
 
"Je suis quelqu'un d'ouvert vers l'étranger."
 
 
 
 
"Je fais plutôt ma petite révolution individuelle."
 
 
 
 
"Vivre dans un pays étranger permet de retrouver sa propre culture."
 
 

Langues : Béatrice Biard

Une école de langues qui a une habilitation tourisme ? Ceci est certainement rare. Mais l'école de Béatrice Biard, Magellangue, n'est pas une école comme les autres. Ici, on ne passe pas des heures devant un livre, étudiant les conjugaisons et autres verbes d'une langue qui, ainsi, reste théorique.
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Montpellier, Béatrice Biard
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Chez Magellangue, l'apprentissage des langues est quelque chose de "vivant". Un étudiant qui sort de cette école n'emporte pas un lest abstrait, mais des connaissances actives, pratiques, qui lui donnent envie d'explorer la culture "de l'autre", le courage de s'exprimer et la confiance dans ses capacités de compréhension - après son passage à Magellangue, il est prêt à s'aventurer dans une vie déterminée par sa langue de choix. "Une autre langue", dit Béatrice Biard, "c'est une autre façon de penser."
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Avant tout, Magellangue est une école de français en tant que langue étrangère. Mais il y a aussi bien d'autres langues qu'on peut y étudier : anglais, allemand, espagnol, finnois... même le soutien scolaire y est possible.
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Toutefois, en quoi consiste cette conception qui distingue Magellangue des autres écoles de langues ? - "Je présente la ville de Montpellier à mes élèves. Ensemble, on visite la ville - par exemple la faculté de médecine. Montpellier a été la première université de médecine en France. Elle a été construite en même temps que la Sorbonne à Paris..."
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On le constate rapidement : lorsque Béatrice Biard commence à parler de Montpellier et sa région, elle ne fait pas seulement preuve d'immenses connaissances, mais aussi d'un très grand enthousiasme. "Je connais ma région, je connais son histoire, et j'ai envie de partager ses merveilles avec des gens qui viennent d'autres coins du monde."
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Mais revenons à la question posée par la Revue online de la Vie de Montpellier : un jour "typique" d'apprentissage du français chez Magellangue commence alors avec une visite à Montpellier ou dans ses environs - on regarde un musée, on se laisse séduire par un château, ou on se promène en ville ou dans un village pour profiter du soleil et admirer ses bâtiments.
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Ces visites sont accompagnées par un guide professionnel ou, selon les endroits, juste par Béatrice Biard qui, dans ce cas, partage ses connaissances avec les étudiants - en français, bien sûr. Si il y a un mot, une phrase, une expression qu'on ne comprend pas, on demande... car même s'il y a un guide professionnel, Béatrice est toujours à côté de ses protégés.
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Ensuite, on se met à l'aise dans le jardin d'un château, dans la cour intérieure d'un musée ou, tout simplement, dans un café sympa, et on discute de ce qu'on a vu - et, surtout, de ce qu'on a entendu. Les mystères de la langue française sont au rendez-vous, et on parle grammaire et vocabulaire sous l'influence du matin qu'on vient de vivre. Tout à coup, la grammaire prend vie, les expressions - si "loin" tant qu'elles sont enfermées dans un livre - ont tout à coup un sens : l'apprentissage est devenu "branché" à cent pour cent.
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Après la visite, le déjeuner. "Le déjeuner est un moment de convivialité qui permet de discuter d'une façon informelle de ce que nous avons vu et entendu"
 
 

Béatrice Biard : Magellangue

Béatrice Biard : page 1
Béatrice Biard : page 2
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- en français évidemment. "Cette pause nous donne le temps de compléter ou de préciser les informations que l'un ou l'autre n'aurait pas comprises." On est dans un cadre agréable, détendu, et on apprend.
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L'organisation de l'après-midi dépend du niveau du groupe. Pour ceux qui ont déjà un bon niveau et qui sont en mesure de "digérer" deux séances d'informations dans une seule journée, on programme une autre visite. Les groupes plus faibles se consacrent à réviser ce qu'ils ont appris le matin, à renforcer leur vocabulaire et à comprendre les profondeurs et les finesses de la grammaire française.
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Il est clair qu'un groupe ne comprend jamais plus de quinze ou seize personnes. "Cela fait de petits groupes dans un petit autobus qui correspond à la taille du groupe, ce qui donne de la convivialité. Les gens ne se sentent pas perdus, la communication est facile et intense."
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Magellangue à Montpellier
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Qui est Béatrice Biard, cette femme pour qui le mot "convivialité" joue un rôle si important, qui, à première vue, paraît si sérieuse et réservée, mais qui fait rapidement découvrir son côté enthousiaste, engagé, plein de courage ?
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"Je suis quelqu'un d'ouvert vers l'étranger", dit Béatrice Biard d'elle-même, "un peu fonceur, mais parfois, j'hésite quand même. J'aime le contact, mais j'aime aussi ma sphère privée."
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Montpellier, Béatrice Biard
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Déjà le début de sa vie a un côté "aventurier". Née au Cameroun, elle a vécu son enfance à Madagascar, dans "ce pays où la terre est si rouge et où les rivières sont si vertes." Lorsqu'elle avait douze ans, ses parents sont rentrés en France : "Le moment de la scolarité."
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Au début, c'était en Auvergne que son père a trouvé de travail. Le contraste était énorme. "Les palmiers et les cocotiers au bord de la plage me manquaient beaucoup. Ce qui m'a plu, c'était le gars qui avait grimpé sur le grand cocotier pour aller chercher la noix de coco. Il l'avait ouverte avec sa machette, et on buvait son lait tout frais. Alors ça, c'était délicieux ! - Mais les desserts à la noix de coco qu'on trouve en France", sa voix devient un peu triste, "je ne les apprécie pas."
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Béatrice Biard baisse les yeux, et pour quelques secondes, elle a l'air de rêver des plages de son enfance. Mais lorsqu'elle parle de Montpellier, la prochaine étape de sa vie, son enthousiasme reprend rapidement le dessus. Elle a passé son bac à Montpellier, puis l'idée de devenir infirmière et de retourner en Afrique en tant que professionnelle de la santé l'a fascinée.
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La nostalgie du pays ? - Elle réfléchit. Puis : "Non, plutôt l'esprit de l'aventure."
 
 
Béatrice Biard est sponsor du portrait d'Éric Brun, écrivain à Montpellier, dans la Revue online des Gens de Montpellier.
 
 
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