Mode : Jean-Louis Avon
Jean-Louis Avon a toujours été attiré par la mode. "J'ai eu beaucoup de chance : après mes études j'ai fait du mannequinât", explique-t-il à la
Revue online de la Vie de Montpellier. Cette expérience lui a permis, pécuniairement

parlant, d'ouvrir une boutique d'habits et de chaussures à Saint Germain des Prés en 1984. Il l'a gardée jusqu'en 1989. Puis, il a voulu se rapprocher du soleil et de la mer et il s'est établi à Montpellier, dans ce quartier de l'Ancien Courrier que, depuis ce jour, il n'a plus quitté.
Quel est le secret de la longévité de ses affaires ? "J'ai toujours eu le nez pour être un précurseur : que ce soit à dix-huit ans ou maintenant, je sens la mode avant les autres", explique-t-il. Ce point est pour lui une évidence, il l'énonce sans prétention ni orgueil, c'est un constat. Il a une sorte de "préadaptation" à ce qui sera la tendance à l'avenir.
Jean-Louis Avon enchaîne : "Tout est facile, je cherche, j'achète les collections, j'ai une idée préconçue des achats." Dès le mois de janvier, il prospecte et trouve ce qui se fera l'hiver suivant. De toute façon, il n'a aucune hésitation : "Les fringues, c'est mon domaine !" Doté de ce sens de l'anticipation, en tenant compte des cycles que tout un chacun connaît dans les phénomènes de mode, Jean-Louis "tient la route".
Aussitôt, il dévoile la tendance pour l'hiver 2008 : "On sera à fond sur les matières nylon - blousons -, et les pantalons
slim - prêts du corps - vont s'élargir tout en restant étroits du bas." Jean-Louis poursuit : "Je ne suis pas un suiveur mais un précurseur, le jour où je vais me dire : 'Je n'ai pas compris sur ce coup-là !', ça va m'inquiéter..."
Le véritable métier de Jean-Louis Avon est donc d'acheter, de rechercher les vêtements qui vont correspondre aux modes suivantes. Afin de pouvoir entièrement se consacrer à son activité, il s'appuie sur un collectif de vendeurs qu'il forme lui-même pendant au moins six mois avec un soin très poussé. Il leur apprend tout de la vente : comment créer