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2011, July 12
 
 
 
Le site de Françoise Mariotti, Psychologue à Montpellier et Saint-Gély-du-Fesc
 
 
 
 
"Quand on s'intéresse aux gens, on les écoute."
 
 
 
"Être psychologue, cela signifie partager."
 
 
 
 
"Je contemple les roses dans mon jardin, mon regard suit les nuages..."
 
 
 
 
"Tout être humain qui veut sortir de sa catégorie doit être prêt à prendre des risques."
 
 

Psychologie : Françoise Mariotti

"Quand on s'intéresse aux gens, on les écoute. Cela me semble naturel." Françoise Mariotti est psychologue. "C'est un métier qui rend humble", explique-t-elle. "Encore aujourd'hui, après toutes ces années, je suis éblouie chaque fois qu'un nouveau client me fait confiance, et je suis touchée qu'il soit prêt à s'ouvrir à moi."
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Psychologue à Montpellier
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Il est clair que le métier de psychologue donne parfois des doutes - "je me remets souvent en question." Mais il procure surtout de la joie "...quand je sens que la séance a été utile, quand la personne devant moi m'a livré sa propre joie. Ou la joie de voir qu'un jour, on n'a plus besoin de mon aide. Quand mon client va mieux, c'est un moment magique."
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Être psychologue, cela signifie partager. "On ne fait pas que souffrir ensemble. Au contraire." Pour Françoise Mariotti, ses clients ne sont pas à proprement parler des "patients". "Je ne suis pas au chevet de la personne. Dans nos relations, il n'y a ni pouvoir, ni autorité. Nous avons une approche de personne à personne - à tout moment, thérapeute et client sont sur le même niveau."
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Qui est Françoise Mariotti, celle qui incarne en même temps la femme, la psychologue et la philosophe... ? - "Je me sens citoyenne du monde, avant de me penser comme femme."
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Françoise Mariotti aime dire qu'il y a plus de deux sexes - ou genres - dans notre société. Déjà il n'y a pas seulement les relations entre femmes et hommes, mais aussi celles des femmes avec les femmes et des hommes avec les hommes. Ces relations comptent. "On n'est pas des hommes et des femmes, mais des personnes. Nous n'avons pas à être pas enfermés dans notre sexe, notre âge, notre couleur,..." Et elle ajoute : "Catégoriser, c'est un manque de respect, envers nous-mêmes et envers les autres." Elle s'intéresse au droit des femmes, et elle organise des cafés discussion sur la relation entre les genres et la position de la femme et de l'homme dans la société.
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Son engagement se reflète aussi dans ses relations avec les clients. "Pour moi, il y a peu de différences entre femme et homme." Elle rit. "Je place le mot 'femme' avant celui de 'homme' parce que le 'f' figure devant le 'h' dans l'alphabet." Puis, elle redevient sérieuse. "Et il n'y a pas de différence non plus entre mes clients hétéros et homosexuels. Nous avons à quelques degrés près les mêmes problèmes, la souffrance dans la vie est pareille pour tout le monde." Ainsi, le poids de souffrance d'un homme qui, par exemple, doit se décider entre son épouse et sa maîtresse ne se distingue pas de celui d'une femme qui découvre son homosexualité et doit choisir entre sa famille et une vie sexuelle épanouie. "Beaucoup de mes clients souffrent de problèmes sexuels, hommes et femmes. Il y a violence, inceste, infidélité..."
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Celui qui rencontre Françoise Mariotti lors d'un de ses cafés à Montpellier et à Saint-Gély-du-Fesc ou à l'occasion d'un des "cafés philo" à Montpellier qu'elle fréquente avec beaucoup d'engagement, voit en elle une femme courageuse, décidée, sûre de ce qu'elle attend de la vie. Et il a certainement raison. Toutefois, dans sa vie privée, Françoise est plutôt rêveuse. "J'ai besoin de rêver, de planer. Je me laisse parfois aller à ne rien faire. Je contemple les roses dans mon jardin, mon regard suit les nuages... J'ai besoin de ce temps-là pour me ressourcer."
 
 

Françoise Mariotti : Psychologue

Françoise Mariotti : page 1
Françoise Mariotti : page 2
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Mais elle aime aussi lire : "J'adore les gros romans policiers, de six cents pages ou plus. Ils me changent des ouvrages scientifiques. Ils sont pour moi comme des feuilletons, je rentre dedans, et je fais partie de l'histoire." Ou elle se régale avec des oeuvres autobiographiques comme celle de Goliarda Sapienza, L'art de la joie. "Il raconte la vie d'une femme qui, au tout début du vingtième siècle, était amoureuse de la liberté et du bonheur."
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Françoise Mariotti aussi est amoureuse de la liberté. Mais elle ne se fait pas d'illusions : "Pour les femmes, la liberté a un prix qu'il faut payer. Tout être humain qui veut sortir de sa catégorie doit être prêt à prendre des risques."
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Cafés des genres à Montpellier
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Cet amour de la liberté est probablement en relation avec ses origines corses. "Je suis une Corse née à Marseille." Enfant, elle était très consciente de la différence entre elle et ses cousines qui vivaient toujours sur l'île. "J'étais beaucoup plus libre qu'elles. Pour tout ce qu'elles avaient envie de faire, elles avaient besoin de l'autorisation de leur père ou de leurs frères."
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Ses cousines en Corse vivaient dans un monde dominé par les hommes. "Chez moi, c'était surtout ma mère qui s'occupait de mon éducation." À cette époque, la psychologue d'aujourd'hui était assez solitaire. Mais grâce à son amour de la nature, elle ne se sentait jamais seule : "J'ai eu la chance de grandir dans le jardin de mon grand père à Marseille. Je grimpais sur les arbres, j'adorais la balançoire, je faisais les quatre cents coups. Finalement, j'étais assez casse cou." Souvent, on disait qu'elle serait un "garçon manqué" - "mais on ne m'empêchait pas de faire ce que je voulais." Et, de nouveau, elle parle de la liberté : "Cette façon de vivre m'a donné une certaine liberté."
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Le droit des femmes à Motnpellier
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À l'âge de vingt ans, toutefois, ce sens de liberté fut mis à l'épreuve. "Comme toute bonne jeune fille corse", raconte-t-elle avec un brin d'ironie dans la voix, "je me suis dépêchée de me marier. Je me suis fait attraper par la société qui voulait faire de moi une 'femme' au lieu de me permettre de rester une 'personne'." Parallèlement, elle trouva son premier emploi : "Mon premier métier était secrétaire - ce qui n'est pas sans relation avec la psychologie. Il suffit de regarder de près le nom de la profession : secret - taire."
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Mais finalement, son sens de liberté garda le dessus. "Après un an de mariage, je me sentais étouffer. J'avais décidé de me soumettre, c'est vrai, mais finalement, c'était trop." Françoise Mariotti entama donc son premier acte de liberté : elle divorça.
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Et pour combler le sentiment de liberté, le côté "casse cou" resurgit - la future psychologue s'inscrivit à une école de parachutisme où, un peu plus tard, elle fit connaissance avec son deuxième mari et père de ses enfants. Mais quelques années plus tard, un événement grave changea sa vie : un accident de parachutisme la condamna à six mois de fauteuil roulante.
 
 
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