last revised:
2011, July 12
 
 
 
"Nicesse Tassot adore cuisiner. Mais pas n'importe quelle cuisine : Elle aime ce qu'elle appelle les tropic délices."
 
 
 
"Être hôtesse, c'était un peu comme recevoir autour d'une table et servir des plats antillais."
 
 
 
 
"Quand Rayan est né, je me suis dit que j'ai réalisé quelque chose de bien dans ma vie."
 
 
 
 
Le site de Tropic Délices
de Nicesse Tassot
 
 

Traiteur oriental : Nicesse Tassot

Son rêve ? - Une douzaine d'invités autour d'une grande table qui bavardent, s'amusent et, surtout, se régalent des petits plats mijotés par leur hôtesse...
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Montpellier, Nicesse Tassot
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Nicesse Tassot adore cuisiner. Mais pas n'importe quelle cuisine : Nicesse - ou Ness, comme disent ses amis - aime ce qu'elle appelle les "tropic délices". Ainsi, si on a la chance de faire partie des invités chez Nicesse Tassot, on déguste des spécialités des Antilles ou on mange marocain, la cuisine de l'Orient - des couscous délicieux à la viande halal et aux légumes frais, coupés, mijotés, préparés avec cet amour que Nicesse n'offre qu'à son fils, son compagnon - et sa cuisine.
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Il est vrai que Nicesse Tassot est française - elle est née en banlieue parisienne - mais sa patrie, c'est les Antilles. "J'y ai passé toute mon enfance", explique-t-elle un peu rêveuse, "c'est là où se trouvent mes racines." Et c'est là où elle a appris à recevoir : "Recevoir des gens chez soi, c'est très typique de la culture antillaise. Aux grandes occasions comme Pâques ou Noël, tous les oncles et tantes et cousins et cousines se retrouvent à table autour de bons plats des Antilles, et ils y restent souvent toute la journée."
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Traiteur oriental, Montpellier
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En France, Ness a essayé de recréer cette ambiance avec des amis : "Mais mon compagnon a raison : je ne peux pas inviter toute la population de Montpellier...", dit-elle avec une ombre de tristesse dans ses beaux yeux rieurs. C'est une des raisons pour lesquelles elle s'est décidée, un jour, à se "lancer" - à plonger dans les délices des Tropiques.
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Pourtant, tout a commencé avec ce qu'on pourrait appeler un job mal aimé. Le jour où Nicesse Tassot a laissé tomber son travail chez Canal+, après juste deux semaines d'essai, elle était loin de penser que ce serait le premier pas vers une vie comblée. "Je n'oublierai jamais cette date : le 8 avril 2004." Ce jour-là, Ness a quitté Paris pour gagner le sud de la France. Basée à la Grande Motte, elle aurait dû
 
 

Nicesse Tassot : Tropic Délices, Montpellier

Nicesse Tassot : page 1
Nicesse Tassot : page 2
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vendre des packs Canal+ aux particuliers. Ce travail avait l'avantage qu'il lui a fait découvrir le Midi. Le désavantage, toutefois : "Il m'est arrivé de rester chez les clients pendant près d'une heure. Mais au lieu de vendre, j'étais là à écouter leurs misères."
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Deux semaines ont suffi à Nicesse Tassot pour comprendre que la vente des packs télé n'était pas sa vocation. Mais - "Le Sud me plaisait tant que je ne voulais pas retourner à Paris." La Méditerranée évoquait tout ce qui lui manquait : "Tout ici m'a rappelé les Antilles : le climat, les arbres - les mêmes qu'aux Antilles -, et même le rire des gens ressemble à celui des Antillais."
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Cela fait sept ans maintenant que Nicesse Tassot vit en France. "Je suis venue après mon bac pour tenter ma chance professionnelle." Et les emplois ne lui ont pas fait défaut - "Ma meilleure expérience était mon poste à Disneyland." Ici, elle n'avait pas l'impression de travailler, mais de "jouer". Elle était hôtesse d'attraction et accueillait les gens à la Maison Hantée. "C'était l'endroit rêvé pour moi. J'ai découvert que, dans ma tête, je suis restée enfant."
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Traiteur oriental
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Être hôtesse, c'était un peu comme recevoir autour d'une table et servir des plats antillais. "Ensuite, j'ai travaillé comme hôtesse freelance, j'aimais bien ce genre de travail." Jusqu'à ce que, finalement, le "destin" - ou, plutôt, Canal+ - l'a conduite dans le Midi. Et c'était ce destin qui lui a permis de rencontrer l'homme de sa vie. Il lui a fait connaître Montpellier, ils sortaient en boîte... "...puis, on ne s'est plus lâchés."
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Quelques mois plus tard, Nicesse Tassot a repris ses études. Elle a appris la gestion commerciale et le management d'entreprise à l'école de Pigier, pour, ensuite, passer son MUC (Management des Unités Commerciales). "Cette période a été très enrichissante." Et c'est grâce à ces études que, plus tard, elle a pu monter sa propre entreprise : Tropic Délices.
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En ce moment, la voie de Nicesse Tassot était toute tracée pour un poste de responsable. Toutefois, il arrive que la vie a d'autres plans : Rayan est arrivé.
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Rayan, son fils qui a maintenant trois ans n'était pas prévu. Mais tout était très simple : "Je suis tombée enceinte, et on l'a gardé", commente Nicesse Tassot avec un rire heureux. "C'est un petit brigand, je suis amoureuse de lui." Puis, elle baisse la voix et dit, un petit sourire sur les lèvres : "Quand Rayan est né, je me suis dit que j'ai réalisé quelque chose de bien dans ma vie."
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C'est pendant sa grossesse que Nicesse Tassot a eu l'idée de devenir traiteur - pas un traiteur parmi beaucoup de traiteurs "quelconques", mais un traiteur halal, avec des plats antillais et orientaux. Elle se sentait désoeuvrée : "Ma grossesse était le premier moment depuis l'âge de dix-huit ans où je n'ai pas travaillé. J'avais l'impression de tourner en rond." Mais il y avait aussi autre chose..."
 
 
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